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Exclure ou engager : quelle stratégie ISR change vraiment les choses ?

Par Alexandre Pollet· 12 min de lecture·

En résumé : exclure et engager ne répondent pas à la même question. L'exclusion garantit une chose immédiate et vérifiable : votre épargne ne détient plus — et ne tire plus profit — des activités que vous refusez. Mais la recherche académique montre que vendre des titres déjà en circulation prive rarement une grande entreprise de financement. L'engagement actionnarial — dialogue, vote en assemblée générale, résolutions — est le mécanisme dont l'effet sur les pratiques des entreprises est le mieux démontré empiriquement, à condition d'être réellement exercé : politique publiée, votes traçables, escalade prévue en cas d'échec. Les fonds sérieux combinent les deux. Votre travail d'épargnant n'est pas de choisir un camp : c'est de vérifier que la stratégie affichée est réellement mise en œuvre.

Vous comparez deux fonds « responsables ». Le premier affiche fièrement sa liste d'exclusions : ni charbon, ni tabac, ni armement controversé. Le second assume de conserver en portefeuille des entreprises très émettrices « pour les faire évoluer de l'intérieur », vote en assemblée générale et publie des rapports de dialogue. Et vous voilà face à un doute symétrique : le second fonds n'est-il pas en train d'habiller de vertu le fait de tout garder ? Le premier n'est-il pas en train de se laver les mains en revendant ses titres… à quelqu'un que la question n'intéresse pas ?

Ce doute n'a rien de naïf : c'est l'un des débats les plus sérieux de la finance responsable, et il divise jusqu'aux professionnels. Des ONG reprochent aux fonds d'engagement de servir d'alibi à l'inaction ; des chercheurs reprochent au désinvestissement de soulager la conscience sans toucher l'entreprise. Les deux critiques contiennent une part de vérité — et c'est précisément ce qui rend le sujet intéressant.

Dans cet article : ce que recouvrent exactement l'exclusion et l'engagement actionnarial, ce que la recherche académique a réellement démontré sur l'impact de chacun, un tableau comparatif pour décider, ce que les labels et la réglementation en disent, l'effet de chaque stratégie sur la performance, et une méthode en quatre vérifications pour distinguer un fonds qui agit d'un fonds qui affiche.

Exclusion, engagement actionnarial : de quoi parle-t-on exactement ?

L'exclusion : refuser de détenir

Exclure, c'est s'interdire d'acheter — ou vendre si on les détient — les titres d'entreprises dont l'activité contrevient aux critères du fonds. On distingue l'exclusion sectorielle (des secteurs entiers écartés : charbon, tabac, jeux d'argent, hydrocarbures non conventionnels…), généralement assortie de seuils de chiffre d'affaires pour traiter les entreprises diversifiées, et l'exclusion normative (des entreprises écartées pour violation de normes internationales : Pacte mondial des Nations unies, conventions interdisant les mines antipersonnel ou les armes à sous-munitions). La quasi-totalité des fonds ISR pratique au moins une forme d'exclusion — toute la question est celle de l'étendue et des seuils.

L'engagement actionnarial : rester pour peser

L'engagement actionnarial prend le problème à l'envers : plutôt que de vendre, l'investisseur reste au capital et utilise ses droits d'actionnaire pour infléchir les pratiques de l'entreprise. Concrètement : dialogue formalisé avec la direction, questions écrites ou orales en assemblée générale, vote sur les résolutions — y compris les résolutions climatiques dites « Say on Climate », par lesquelles les actionnaires se prononcent sur la stratégie climat —, dépôt de résolutions par des coalitions d'actionnaires, et, en dernier recours, escalade : vote contre la direction, déclaration publique, puis désinvestissement si le dialogue échoue. Pour situer ces deux approches dans le paysage plus large des stratégies responsables (best-in-class, fonds thématiques, impact investing), notre article ISR, ESG, impact investing : quelles différences réelles ? pose l'ensemble du vocabulaire.

Vendre une action prive-t-elle vraiment l'entreprise de financement ?

C'est le point technique que les brochures passent sous silence, et il change toute la discussion. Quand un fonds vend les actions d'une entreprise cotée, il les vend sur le marché secondaire : un autre investisseur les achète, et pas un euro ne sort des caisses de l'entreprise. Celle-ci a encaissé l'argent une seule fois, au moment de l'émission des titres. Pour qu'un désinvestissement renchérisse réellement son financement, il faudrait qu'une part massive des investisseurs s'y mette — au point de peser sur le cours et sur le coût des levées de capitaux futures.

La recherche académique a examiné la question. Une revue de littérature de référence, publiée en 2020 dans Organization & Environment par Julian Kölbel et ses co-auteurs (« Can Sustainable Investing Save the World? »), conclut que l'impact de l'allocation de capital — dont l'exclusion — n'est que partiellement démontré : l'effet existe surtout pour les entreprises petites, jeunes ou dépendantes de financements nouveaux, et reste faible pour les grandes capitalisations, dont les titres trouvent immédiatement preneur. Le canal le plus tangible est le marché primaire : refuser de souscrire à une émission d'obligations, à une augmentation de capital ou à un crédit bancaire prive, lui, l'entreprise d'argent frais.

Faut-il en conclure que l'exclusion « ne sert à rien » ? Non — mais il faut être précis sur ce qu'elle accomplit. Elle garantit d'abord une cohérence immédiate et vérifiable : vos revenus d'épargne ne proviennent plus de dividendes ou de plus-values tirés d'activités que vous refusez. C'est la seule stratégie qui offre cette garantie-là, et pour beaucoup d'épargnants c'est la motivation première — parfaitement légitime. Elle contribue ensuite, de façon plus diffuse, à la construction de normes : un secteur massivement exclu devient plus coûteux à assurer, à recruter, à refinancer. Cet effet indirect est réel dans son principe, mais les mêmes travaux académiques soulignent qu'il reste difficile à démontrer empiriquement — l'honnêteté oblige à le dire.

Le malentendu à dissiper : l'exclusion tient deux promesses très différentes. « Je ne veux plus profiter de cette activité » — cette promesse-là est tenue à l'instant même où le fonds vend. « Je vais priver cette entreprise d'argent » — celle-là, pour une grande entreprise cotée, est rarement tenue par la seule vente d'actions. Un fonds d'exclusion honnête vous promet la première, pas la seconde.

L'engagement actionnarial change-t-il vraiment les pratiques des entreprises ?

Sur ce point, la littérature académique est plus affirmative. La même revue de littérature conclut que l'engagement actionnarial est le mécanisme d'impact le mieux démontré empiriquement : plusieurs études mesurent des améliorations concrètes des pratiques environnementales, sociales ou de gouvernance à la suite de campagnes d'engagement. Les campagnes aboutissent plus souvent quand la demande est précise, raisonnablement coûteuse à mettre en œuvre pour l'entreprise, et portée par des investisseurs qui pèsent au capital — d'où l'importance des coalitions d'actionnaires, qui mutualisent ce poids face aux plus gros émetteurs.

L'engagement a aussi un avantage décisif pour l'épargnant sceptique : en France, il laisse des traces écrites obligatoires. Depuis la transposition de la directive européenne sur les droits des actionnaires (dite SRD II) par la loi PACTE et le décret n° 2019-1235 du 27 novembre 2019, les sociétés de gestion doivent publier une politique d'engagement actionnarial et un compte rendu annuel de sa mise en œuvre — ou expliquer publiquement pourquoi elles ne le font pas. Politique de vote, bilan des dialogues menés, sens des votes en assemblée générale : ces documents existent, sont en accès libre sur les sites des sociétés de gestion, et se lisent.

Reste la critique, et elle mérite d'être exposée sans caricature. Côté partisans de l'exclusion : un engagement sans calendrier ni escalade peut durer dix ans sans résultat, tout en servant de caution — « nous dialoguons » devient une raison de tout conserver. Le dialogue ne transformera pas non plus le cœur de métier d'une entreprise dont le modèle même est en cause. Côté partisans de l'engagement : exclure revient à céder ses droits de vote, souvent à des investisseurs indifférents au sujet — la chaise laissée vide ne reste pas vide. Aucune de ces deux objections ne réfute l'autre stratégie : elles délimitent, en creux, ce que chacune peut et ne peut pas accomplir.

Exclusion ou engagement : le comparatif pour décider

ExclusionEngagement actionnarial
Ce que ça vous garantitVotre épargne ne détient plus l'activité refusée et n'en tire plus aucun revenu — effet immédiat et vérifiable dans l'inventaire du fondsRien d'immédiat : une démarche d'influence, dont les résultats se mesurent sur des années et ne sont jamais acquis d'avance
Mécanisme d'impact viséRenchérir le financement du secteur exclu et construire une norme sociale — effet surtout tangible sur le marché primaire et les petites entreprisesModifier les pratiques de l'entreprise de l'intérieur : dialogue, vote, résolutions, escalade
Ce que montre la rechercheImpact sur les entreprises partiellement démontré ; faible sur les grandes capitalisations via la seule vente d'actionsMécanisme le mieux documenté empiriquement — succès plus fréquent si demande précise et coalition pesant au capital
Effet sur l'univers d'investissementLe réduit — d'autant plus que les exclusions sont larges, avec un écart de composition croissant vis-à-vis des grands indicesAucun : l'univers reste entier, le coût est en travail d'analyse et de suivi
Risque de dériveDes exclusions cosmétiques : seuils si élevés ou périmètre si étroit que presque rien n'est réellement écartéL'engagement de façade : un « dialogue » sans demande datée, sans vote dissident, sans conséquence en cas d'échec
Comment le vérifierListe d'exclusions et seuils chiffrés dans le prospectus, puis inventairePolitique d'engagement, compte rendu annuel et relevé des votes publiés par la société de gestion

Ce tableau suggère la vraie réponse : ces deux stratégies ne sont pas concurrentes, elles ne travaillent pas au même endroit. L'exclusion s'impose pour les activités qu'aucun dialogue ne fera évoluer — on n'« engage » pas un fabricant d'armes controversées vers un autre métier. L'engagement prend le relais là où une pratique peut changer : trajectoire d'émissions, gouvernance, chaîne de sous-traitance. Les fonds les plus solides articulent explicitement les deux, avec une frontière écrite entre ce qui est exclu d'office et ce qui est engagé avec échéance.

Que disent les labels et la réglementation française ?

Longtemps, le principal label français a été critiqué précisément sur ce débat : le Label ISR historique n'imposait aucune exclusion sectorielle, au nom d'une approche « best-in-class » et du pari de l'accompagnement. Ce débat-là a été tranché par la réforme du référentiel : depuis le 1er mars 2024 pour les nouvelles candidatures — et depuis le 1er janvier 2025 pour les fonds déjà labellisés —, le nouveau référentiel publié par le ministère de l'Économie exclut les entreprises qui exploitent du charbon ou des hydrocarbures non conventionnels, ainsi que celles qui lancent de nouveaux projets d'exploration, d'exploitation ou de raffinage d'hydrocarbures. Autrement dit : même le label français le plus attaché à la logique d'accompagnement a fini par poser un socle d'exclusions — tout en continuant d'attendre des fonds un suivi des entreprises en transition. Nous détaillons ce que ce label garantit (et ne garantit pas) dans notre analyse du Label ISR et de ses garanties réelles.

La leçon réglementaire rejoint la leçon académique : le cadre converge vers un plancher d'exclusions pour les activités jugées incompatibles avec la transition, plus une exigence de transparence sur l'engagement et le vote. La classification européenne SFDR, elle, n'impose ni l'un ni l'autre — elle oblige seulement à documenter ce que le fonds déclare faire, ce qui en fait un outil de vérification plus qu'un arbitre du débat.

Et la performance : exclure coûte-t-il du rendement ?

Le débat a aussi une dimension financière, et elle est plus subtile qu'on ne le présente. Mécaniquement, exclure réduit l'univers d'investissement : plus les exclusions sont larges, plus le portefeuille s'écarte de la composition des grands indices, et plus sa performance peut diverger — dans les deux sens. Les années où les secteurs exclus flambent, un fonds d'exclusion reste à quai ; les années où ils dévissent, il est protégé. Les études comparant fonds d'exclusion et fonds conventionnels aboutissent à des conclusions contradictoires selon les périodes, les univers et les méthodologies retenues — nous consacrons une analyse entière à ce que disent vraiment les chiffres de la performance ISR.

L'engagement, lui, ne restreint pas l'univers : son coût est ailleurs, dans les équipes et le temps d'analyse qu'exige un dialogue sérieux — un coût qui se retrouve dans les frais de gestion, et qui ne produit rien si l'engagement est de façade. Retenez surtout que l'argument de performance ne tranche pas ce débat : aucune des deux stratégies n'a démontré d'avantage ou de handicap systématique. Et dans les deux cas, un fonds investi en actions reste un placement avec un risque de perte en capital — les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Comment vérifier ce qu'un fonds fait vraiment ? La preuve par quatre

Qu'un fonds se réclame de l'exclusion, de l'engagement ou des deux, la vérification tient en quatre lectures — comptez une demi-heure, aucun jargon d'analyste requis.

  1. Des seuils, pas des slogans. Ouvrez le prospectus et l'annexe SFDR : la politique d'exclusion doit être chiffrée (secteurs, seuils de chiffre d'affaires, périmètre). « Nous excluons les activités les plus controversées » sans chiffre n'engage à rien ; « exclusion au-delà de X % du chiffre d'affaires » se vérifie dans l'inventaire.
  2. Une politique d'engagement publiée. Cherchez sur le site de la société de gestion sa politique d'engagement actionnarial et le compte rendu annuel de mise en œuvre — des documents qu'elle doit publier ou justifier de ne pas publier. Une politique sans compte rendu, c'est une promesse sans bilan.
  3. Le relevé des votes. Le document le plus révélateur : la société de gestion vote-t-elle parfois contre les directions ? Soutient-elle les résolutions climatiques ? Un « engagement » qui approuve 100 % des résolutions du management, année après année, ressemble davantage à une signature qu'à une stratégie.
  4. L'escalade écrite. Que se passe-t-il quand le dialogue échoue ? Les politiques sérieuses le précisent : vote sanction, déclaration publique, puis désinvestissement sous échéance. Sans clause de sortie, l'engagement n'a pas de plancher — et c'est précisément là que se loge l'engagement de façade.

Pour situer les tampons que vous croiserez en chemin — Label ISR, Greenfin, Finansol, classification SFDR — notre décodeur de labels résume gratuitement ce que chacun garantit et où le vérifier. Il vous donne des pistes de lecture ; la référence reste toujours le document officiel du fonds.

Vos questions sur l'exclusion et l'engagement actionnarial

Un fonds peut-il pratiquer à la fois l'exclusion et l'engagement ?

Oui, et c'est même la configuration la plus courante parmi les fonds ISR sérieux : un socle d'exclusions pour les activités jugées incompatibles avec la stratégie du fonds, et une démarche d'engagement sur les entreprises conservées en portefeuille. Les deux approches ne s'opposent que dans les débats — dans la construction d'un fonds, elles s'additionnent.

Quelle différence entre exclusion sectorielle et exclusion normative ?

L'exclusion sectorielle écarte des secteurs d'activité entiers (charbon, tabac, jeux d'argent…), généralement au-delà d'un seuil de chiffre d'affaires. L'exclusion normative écarte des entreprises, quel que soit leur secteur, pour violation de normes internationales — droits humains, droit du travail, environnement, corruption. Un fonds peut pratiquer l'une, l'autre ou les deux : le prospectus le précise.

Qu'est-ce qu'une résolution climatique, ou « Say on Climate » ?

C'est une résolution soumise au vote des actionnaires en assemblée générale portant sur la stratégie climat de l'entreprise — soit à l'initiative de la direction, soit déposée par des actionnaires. Le vote est le plus souvent consultatif, mais un score de défiance élevé est un signal public difficile à ignorer pour un conseil d'administration. Le sens des votes de votre société de gestion sur ces résolutions figure dans son relevé de votes.

Si je vends mes parts d'un fonds, l'entreprise en portefeuille le sent-elle ?

Non, pas directement : vous vendez vos parts au fonds, qui ajuste son portefeuille sur le marché secondaire — l'entreprise ne voit passer aucun flux. Votre levier d'épargnant est indirect mais réel : en choisissant des fonds dont les exclusions et l'engagement sont documentés, vous déplacez la demande vers les gérants qui font ce travail, et c'est cette demande agrégée qui structure l'offre.

L'engagement actionnarial n'est-il pas juste un alibi pour tout garder ?

Il peut l'être — c'est la critique la plus sérieuse qui lui est adressée, et la recherche comme les ONG documentent l'existence d'engagements de pure forme. La différence entre un engagement réel et un alibi se lit dans trois documents : une demande précise et datée, des votes qui divergent parfois de la direction, et une conséquence écrite en cas d'échec du dialogue. Sans ces trois éléments, le scepticisme est fondé.

Un fonds d'exclusion rapporte-t-il moins qu'un fonds classique ?

Il n'existe pas de réponse établie : les études divergent selon les périodes et les méthodologies, et l'écart de composition avec les grands indices joue dans les deux sens selon les années. Ce qui est certain, c'est qu'exclure augmente la probabilité que la performance s'écarte de celle du marché — en mieux ou en moins bien — et qu'aucune stratégie n'élimine le risque de perte en capital.

Où trouver la politique d'engagement des fonds de mon assurance vie ?

Identifiez d'abord la société de gestion de chaque support (elle figure sur le DIC, le document d'informations clés). Sa politique d'engagement actionnarial, sa politique de vote et leurs comptes rendus annuels sont publiés sur son site, le plus souvent dans une rubrique « informations réglementaires ». Si vous ne les trouvez pas, demandez-les à votre distributeur : leur communication fait partie du jeu.

Exclure dit ce que vous refusez de financer ; engager tente de changer le reste

Vous avez maintenant la réponse à la question de départ, et elle est plus utile qu'un verdict : les deux stratégies « changent les choses », mais pas les mêmes. L'exclusion change immédiatement ce que votre épargne détient et cautionne — c'est la stratégie de la cohérence. L'engagement peut changer, plus lentement et sans garantie, ce que les entreprises font — c'est la stratégie de l'influence, et c'est celle dont l'effet sur les pratiques est le mieux démontré par la recherche. Notre grille de lecture, en tant que cabinet : ne pas choisir un camp, mais exiger des deux la même chose — des seuils écrits d'un côté, des votes et une escalade traçables de l'autre.

Ne pas trancher, en revanche, a un coût : tant que vous ne regardez ni les exclusions ni l'engagement de vos supports actuels, votre épargne applique la stratégie de quelqu'un d'autre — souvent aucune des deux. Et c'est précisément dans cet angle mort que prospèrent les fonds qui affichent sans agir.

La suite logique de cette lecture : notre méthode complète pour repérer le greenwashing d'un fonds « vert », qui intègre la vérification des exclusions et de l'engagement dans une grille de détection plus large — les quatre réflexes de cet article y trouvent leur place. Et notre décodeur de labels reste ouvert pour décoder chaque tampon croisé en route.

Si vous préférez faire cet exercice accompagné, c'est notre métier : lors d'un premier échange offert, un conseiller du cabinet passe en revue avec vous les politiques d'exclusion, d'engagement et de vote des supports que vous détenez déjà — documents à l'appui, sans jargon et sans engagement de votre part.

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